Crise des réfugiés : « La Turquie, la Jordanie et le Liban risquent de chanceler »

L’administration Obama brocardée pour ne pas voler au secours de ses alliés européens, turc, jordanien ou libanais submergés par le flot de réfugiés et de migrants.

Les Etats-Unis sont sous pression pour prendre la tête d’un règlement international d’urgence à la crise des réfugiés syriens, sous peine, s’alarment des experts, de voir s’effondrer des pays du Moyen-Orient et l’Union européenne.

L’administration de Barack Obama n’est plus seulement vilipendée depuis des mois pour avoir refusé toute intervention militaire d’envergure en Syrie, mais elle est dorénavant brocardée pour ne pas voler au secours de ses alliés européens, turc, jordanien ou libanais submergés par le flot de réfugiés et de migrants.

Soulignant que « la crise actuelle des réfugiés est de loin la plus grave depuis la fin de la Seconde guerre mondiale », l’ex ambassadeur des Etats-Unis en Irak et en Syrie, Ryan Crocker, estime que cet afflux potentiel de millions de déplacés « n’est pas un problème pour le Moyen-Orient, ni pour l’Europe, (mais) un problème pour le monde et pour l’Amérique ».

« Crise mondiale »

Accusée par ses opposants de conduire une politique étrangère « isolationniste » à l’égard du monde arabe et de l’Europe et de ne plus vouloir se mêler des conflits armés régionaux, l’administration démocrate défend sans relâche son engagement diplomatique et humanitaire pour la Syrie.

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