Comment gérer la crise des migrants

Un problème européen exige, une politique européenne commune et cohérente. Laissons entrer les réfugiés mais régulons le flux.

Les réfugiés sont des gens modestes placés dans circonstances désespérées. La vie était, pour la plupart des demandeurs d’asile qui ont fui la Syrie, l’Irak, l’Afghanistan et d’autres pays déchirés par la guerre pour l’Europe l’année dernière, devenue intolérable. L’Europe était perçue comme paisible, riche et accessible. En temps normal, la plupart des gens préfèrent ne pas abandonner leurs maisons et recommencer parmi les étrangers. Mais quand l’alternative est la menace de mort qu’elle soit à cause des bombes ou des fanatiques, ils font le seul choix rationnel.

Le flux de réfugiés aurait été gérable si les pays de l’Union européenne avaient travaillé ensemble, comme Angela Merkel, la chancelière allemande, a toujours souhaité. Au lieu de cela l’Allemagne et la Suède ont été laissés seuls à faire face. Aujourd’hui, leur volonté est épuisée. A moins que l’Europe ne rétablisse bientôt l’ordre, la pression politique forcera Mme Merkel à réprimer de manière unilatérale, en répondant par une vague de fermeture des frontières. Plus inquiétant, la crise des migrants alimente la xénophobie et le populisme politique. Les forces nationalistes de droite ont déjà pris racine dans certaines régions d’Europe de l’Est. Si elles se propagent vers l’ouest, en l’Allemagne, en France et en Italie, l’Europe pourrait alors se déchirer.

Lire l’article complet (en anglais) sur le site The Economist


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