La mousson menace des milliers de réfugiés Rohingya au Bangladesh

Article paru sur le site Malteser International le 18/04/2018

Des milliers de réfugiés ayant fui les violences au Myanmar affrontent les premières pluies de la mousson dans des abris de fortune. Chaque année, le Golfe du Bengale est touché entre avril et septembre par des ouragans majeurs et des pluies diluviennes. Les 850 000 habitants du méga camp à Cox’s Bazar, au sud-est du Bangladesh redoutent de tout perdre et de subir de plein fouet cette catastrophe.

« Nous craignons que les habitations, faites de bambous et de bâches ne puissent résister aux pluies et aux tempêtes. Il n’y a pas de sols sous les tentes et la terre va rapidement se transformer en boue avec la mousson. Le camp est installé sur des collines, et nous redoutons les glissements de terrain, qui pourraient tout emporter sous leur passage », explique Cordula Wasser, responsable des projets en Asie pour Malteser International.

Le personnel sur place participe actuellement à des formations d’évacuation et de sécurisation des bâtiments. Après une formation de trois semaines, le personnel va transmettre ce savoir aux réfugiés et aux autres membres du personnel dans le camp.

Nos centres de santé vont être renforcés, notamment les sols et les murs, pour éviter qu’ils ne soient emportés par les eaux et les glissements de terrain, et pour qu’ils restent fonctionnels pendant la mousson.

« C’est difficile de savoir ce qu’il va arriver. Nous essayons donc d’anticiper au maximum et de préparer au mieux les réfugiés et le personnel face à la mousson. Les réfugiés ont déjà tout perdu en fuyant le Myanmar. Nous voulons éviter qu’ils perdent le peu qu’ils leur reste », conclut Cordula Wasser.


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