Samedi 23 Septembre 2017
 

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AfricaSec | 8ème édition «Enjeux stratégiques et nouveaux sanctuaires du terrorisme »

Article paru sur le site du Marrakech Security Forum le 10/02/2017

Plus de 300 officiels civils et militaires de haut rang, des experts en sécurité et les représentants des organisations internationales ont pris part à la 8ème édition du Marrakech Security Forum.

Organisé en partenariat avec la Fédération africaine des études stratégiques, le Forum abordera les questions relatives aux enjeux stratégiques de la sécurité en Afrique et les nouveaux sanctuaires du terrorisme, anisi que d’autres questions liées aux risques et menaces émergents…

Le continent africain est de plus en plus perçu comme un continent des plus dynamiques. Cette perception se base sur différents indices et observations : potentiel économique et démographique, croissance, intégration de plus en plus avérée dans le commerce mondial, mutations politiques et géostratégiques. Cette perception est plus proche de la réalité qu’il n’y parait.

Cependant, ce dynamisme vertueux en soi est accompagné de l’accentuation des menaces sécuritaires et l’émergence de nouvelles menaces qui risquent de mettre en péril la stabilité et la croissance dans le continent. L’Afrique est devenue une cible prioritaire de ces nouvelles menaces qu’elles soient le fruit de manœuvres déstabilisatrice ou de l’évolution naturelle des choses. Cette exposition est due aussi bien aux éléments de fragilité qui continuent de plomber les pays et les institutions du continent qu’à la nouvelle perception de l’Afrique en tant que continent d’avenir et plein de potentialités.


Lettre de cadrage


 1. Menaces émergentes

Le continent africain est de plus en plus perçu comme un continent des plus dynamiques. Cette perception se base sur différents indices et observations : potentiel économique et démographique, croissance, intégration de plus en plus avérée dans le commerce mondial, mutations politiques et géostratégiques. Cette perception est plus proche de la réalité qu’il n’y parait. Cependant, ce dynamisme vertueux en soi est accompagné de l’accentuation des menaces sécuritaires et l’émergence de nouvelles menaces qui risquent de mettre en péril la stabilité et la croissance dans le continent. L’Afrique est devenue une cible prioritaire de ces nouvelles menaces qu’elles soient le fruit de manœuvres déstabilisatrice ou de l’évolution naturelle des choses. Cette exposition est due aussi bien aux éléments de fragilité qui continuent de plomber les pays et les institutions du continent qu’à la nouvelle perception de l’Afrique en tant que continent d’avenir et plein de potentialités. Dans certains cas, les menaces proviennent de deux origines. Si on prend le terrorisme et ses différentes expressions et manifestations, on conclut qu’il est aussi bien le fruit des fragilités chroniques qui sapent le continent que le résultat parfois indirect de manœuvres géopolitiques exprimant des luttes pour la domination du continent et ses ressources.

Parmi ces menaces émergentes, on trouve l’intégrisme religieux, véritable lit idéologique du terrorisme et fruit de l’expansion géographique de ces idéologies. On trouve également la piraterie maritime qui s’affirme de plus en plus comme une véritable menace paralysante qui empêche la viabilisation de certaines zones côtières notamment en Golfe de guinée. Les violences électorales ont fait leur résurgence dernièrement s’affirmant comme de véritables facteurs d’instabilité. Le trafic de drogue, qui n’est pas une nouvelle menace en soi, mais ces nouvelles configurations et extensions le sont. Ainsi, devant la chasse à ce trafic en Amérique, certains pays d’Afrique se transforment de plus en plus comme des lieux de production bénéficiant à la fois de la corruption qui gangrène ces pays que de conditions naturelles favorables. L’implantation et le renforcement du narcotrafic a des effets néfastes sur les Etats dans la mesure où il fragilise les institutions et pourrait influer sur le cours des élections et l’évolution politique de manière générale. Ces nouvelles menaces ou plutôt nouvelles expressions d’anciennes menaces sont de caractère durable. Il n’est plus possible de les éradiquer totalement par un effort individuel des Etats et dans le court ou le moyen terme. Elles sont appelées par nature à mieux résister en s’adaptant à chaque fois aux développements. Elles tirent profit notamment de l’insuffisance de coopération inter-étatique et l’absence de mécanismes collectifs efficaces. Elles tirent également du caractère parfois insaisissable des nouvelles technologies de l’information qui ne cessent d’offrir de manière non volontaire bien entendu aux différents porteurs des menaces des occasions d’échapper et de résister aux différents efforts entrepris dans ce sens.

2. Évaluation du risque terroriste

Il est indéniable qu’en ces moments historiques, le terrorisme demeure l’une des menaces les plus urgentes à affronter et à éradiquer. En effet, le terrorisme porte une menace directe à la stabilité et à l’existence même des Etats, il participe à pourfendre les bases mêmes de la coexistence en jouant sur la carte ethnique et religieuse dans un continent où la majorité des Etats souffrent toujours de carences liées à la construction nationale. Dans ce cadre, le terrorisme est même le facteur d’insécurité le plus durable et le plus menaçant dans l’avenir. Il s’alimente et se renforce sur des éléments endogènes tels que les exclusions des jeunes, les carences en matière de développement social et humain, les faiblesses de la cohésion nationale à travers la subsistance des facteurs de division ethniques et religieux…. Plus concrètement, le terrorisme continue à frapper dans les pays du continent même si le nombre d’attentats meurtriers a diminué de moitié entre 2015 et 2016 passant de 63 à 32. Cette diminution est due notamment à la baisse dans le nombre d’attentats perpétrés par le groupe Boko Haram. Mais abstraction faite du cas du Nigeria et du Cameroun, on pourrait conclure à une diminution générale de l’activité terroriste qui avait atteint en 2015 des records absolus. (Voir l’annexe) Cette diminution s’inscrira-t-elle dans une tendance durable ? S’agit –il d’un simple répit momentané ou du début du déclin durable du phénomène terroriste. Le débat autour de cette question devrait intégrer les éléments suivants :

  • Le Nigéria et le Cameroun ont connu une baisse dans le nombre et l’intensité des attentats perpétrés par Boko Haram grâce notamment à des efforts entrepris sur le terrain et grâce au renforcement de la coordination entre les pays de la région.
  • Les mécanismes de coordination régionale au niveau institutionnel qu’il s’agisse de l’Union Africaine ou des organisations régionales et sous-régionales (CEDEAO…) ont été également renforcés. Ainsi, on relève qu’au niveau de l’UA, on commence à dépasser le stade de la prise de conscience pour arriver à un stade plus concret à travers l’adoption de plusieurs mesures et mécanismes (AFRIPOL…..). Le ciblage des pays d’Afrique de l’ouest (Côte d’Ivoire, Burkina Faso…) a poussé les membres de la CEDAO à réfléchir sérieusement sur l’opportunité de création d’une force militaire antiterroriste.
  • Ces derniers mois, la majorité des attentats meurtriers commis en Afrique ont eu lieu en Somalie en Egypte et en Libye.

3. Les expressions locales du terrorisme

Le terrorisme trouve ainsi en terre africaine les éléments même de son expansion et aggravation. il existe une tendance très inquiétante vers l’affirmation d’une forme de terrorisme local qui puise dans les mêmes dimensions idéologiques et géostratégiques que le terrorisme international mais qui s’accompagne d’autres dimensions plus localisées susceptibles de lui conférer une plus grande force d’adaptation. Boko Haram constitue un exemple concret de ce terrorisme localisé qui s’implante dans son environnement et qui y trouve les ingrédients de son renforcement et son adaptation constante. Il s’agit d’un mouvement localement construit dans l’ombre d’un mouvement homonyme plus pacifique prêchant un salafisme pur et dur. Dans le cas de Boko haram, l’idéologie est un signe extérieur qui ne cache pas l’existence de dimensions purement localisées et nationales de son action. En effet, le Nigéria est un pays connu pour le développement important de sectes et de groupes ethniques se voyant dans une dynamique conflictuelle, sectaire et segmentaire. Les lignes de division et de fractionnement sont multiples et on trouve à leurs tête une division religieuse entre musulmans et chrétiens, on trouve également l’existence de minorités religieuses importantes à l’intérieur même de chacune de ces religions (chiisme par exemple déjà cible importante des actions néfastes de Boko Haram). Les conséquences des manœuvres coloniales séparant le nord du sud ne sont pas non plus étrangères à cette situation. Boko Haram est à certains égards un produit de cet environnement compliqué et crisogène.

Le phénomène de Homegrown terrorism est plus lié aux nouvelles manifestations du terrorisme en occident révélé notamment par les différents qui y ont été commis par des nationaux ou des personnes vivant dans ces pays. Il traduit l’un des défis sécuritaires majeurs en Europe et en Amérique du Nord. L’Afrique a connu ce phénomène bien avant. Les attentats de Casablanca en 2003 sont une illustration du homegrown terrorism. Dans le reste du continent, cette forme du terrorisme est malheureusement un phénomène qui risque de s’étendre plus facilement qu’on peut le croire. La situation sociale de la jeunesse, la précarité qui continue à plomber l’intégration de certaines catégories démographiques et ethniques, les tendances sécessionnistes, l’indigence des systèmes d’enseignement et faiblesse des boucliers culturels et religieux, tous ces facteurs sont des terrains fertiles pour le terrorisme et la radicalisation. Une autre facette de l’expansion du phénomène terroriste en Afrique est constituée par la mobilité géographique des combattants. On a relevé lors des attentats qui ont frappé durant les deux dernières années que les auteurs proviennent de plusieurs nationalités. Les groupes terroristes (AQMI, Daech, Boko haram, Shebab sont toujours alimentés par des volontaires originaires de plusieurs autres pays africains mais également de pays d’Europe ou d’Asie. La question des combattants volontaires étrangers est étroitement liée aux grandes problématiques suivantes :

  • Absence de mécanisme efficace de contrôle et de maîtrise de mouvements de personnes à travers les frontières. D’une part, la faiblesse des services de renseignements, le manque de coordination permet à des candidats au terrorisme de circuler librement et de traverser légalement des frontières internationales sans être inquiétées. D’autre part, la porosité des frontières permet aux mouvements terroristes d’infiltrer facilement ses éléments dans les territoires de pays tiers.
  • La question de la radicalisation qui frappe de plein fouet les pays du continent. La radicalisation est porteuse en effet d’une idéologie internationaliste traversant les Etats et les frontières. La cause défendue n’est pas d’ordre national ou ethnique mais d’ordre universel. Cette mobilité est notamment concomitante à l’essor du djihadisme qui encourage les combattants à avoir une vision déterritorialisée de leur action (la hijra).
  • Il y a un lien également avec l’absence de perspectives économiques pour une jeunesse livrée à elle-même. Le djihadisme s’alimente également du mercenariat. Devant le chômage et l’absence de ressources financières, les jeunes trouvent dans le combat terroriste un moyen de subsistance.

Les développements géopolitiques font que le problème des combattants terroristes étrangers prend ampleur significative. Il s’agit de plus en plus d’un facteur de haut risque dont les Etats et les institutions africaines se doivent de prendre très au sérieux.

4. Mobilité et retour des combattants

En effet, et dans le même cadre, l’un des éléments d’insécurité les plus anxiogènes à l’heure actuelle est le retour des combattants terroristes. Cette question se pose avec acuité et urgence au fur et à mesure que les Etats et les coalitions internationales arrivent à affaiblir les mouvements terroristes faisant appel aux combattants volontaires étrangers et implantés en Syrie et en Irak, à leur tête DAECH. Les derniers attentats de l’année écoulée en France en Belgique en Allemagne mais également au Burkina Faso continuent d’illustrer au grand jour les risques imminents que constituent les retours des combattants djihadistes.

De plus en plus, cette problématique prend une ampleur universelle. Elle ne concerne plus seulement les pays d’Europe de l’ouest et d’Afrique du Nord mais menace les autres pays africains. Les trajectoires de mobilité et de retour pourraient s’avérer compliquées. Plusieurs éléments indiquent une convergence de milliers de combattants étrangers ayant fui l’Irak et la Syrie vers la région du Sahel et l’Afrique de l’ouest. Le renversement de la situation dans ces deux pays en défaveurs de l’EI et al Qaida pourraient encourager les combattants de ces derniers à fuir vers l’Afrique.

Plusieurs éléments renforcent ces hypothèses :

  • La majorité de ces combattants sont fichés et traqués à la fois par leurs pays de résidence et pays d’origine. Leurs retours dans ces pays pourraient s’avérer très compliqué. Ils opteraient ainsi pour la région du Sahel où les mouvances terroristes continuent à bénéficier de bases-arrières
  • La Libye continue de fournir un territoire de retranchement pour l’Etat islamique. Ce pays qui connaît une guerre civile pourrait être un pays de transit idéal pour ces combattants.

Selon plusieurs observateurs, ces combattants ont déjà pris le chemin vers l’Afrique notamment via le Yémen et ensuite la Somalie. Ce circuit est porteur de risque majeurs pour l’Afrique de l’Est et le Sahel. En effet, la Somalie et le Kenya sont déjà fragilisés par l’activisme du groupe des Shebabs. L’Ethiopie le Djibouti et même l’Erythrée et l’Ouganda risquent de subir de plein fouet les conséquences de ce redéploiement géographique. Le Mali, le Niger et le Tchad risquent de voir ressurgir les mouvements terroristes et criminels qui y pullulent déjà. En effet, la nécessité de faire vivre ces éléments pourrait pousser ces mouvements à réinvestir les activités criminelles notamment la contrebande et le trafic de drogue ce qui risque de replonger ces pays dans une insécurité déstabilisatrice.

5. Maroc et antiterrorisme

Nous avons pu lors de l’édition précédente étudier et exposer les rouages de la stratégie marocaine de lutte contre l’extrémisme. Ainsi, fort de ses atouts historiques et institutionnels, le Royaume a pu faire face efficacement aux idéologies destructrices qui ciblent la jeunesse.

Cette stratégie est menée parallèlement à une autre stratégie sécuritaire visant à renforcer les outils d’action antiterroriste.

L’une des dimensions de cette stratégie concerne une mise à niveau de l’environnement carcéral de manière à prévenir la radicalisation et maîtriser les processus de dé-radicalisation des détenus. Les instances théologiques ont ainsi pu intervenir et orienter leurs actions dans ce milieu. Qu’il s’agisse des conseils des oulémas ou de la Rabita Mohammadia des Oulémas un travail intéressant est effectué dans le but d’accompagner et stimuler ces processus de sortie de l’extrémisme. Cette initiative a constitué dans la formation des fonctionnaires pénitenciers sur le suivi des détenus adoptant des discours extrémistes. En effet, l’expérience a montré que les détenus non accompagnés présentent un grand risque de passer à un palier supérieur de radicalité et certains rejoignent les mouvements terroristes dès leur libération.

D’un autre, les autorités marocaines ont pris conscience de la nécessité d’adapter les outils de lutte antiterroriste avec la métamorphose des menaces. Le déclin attendu de Daech en Syrie et en Irak et l’existence d’un bon nombre de nationaux marocains et de binationaux parmi les rangs de cette organisation ont poussé le Maroc à entreprendre une réorganisation des services de sécurité. La grande nouveauté a eu lieu en 2015 avec la création du Bureau Central des investigations judiciaires (BCIJ). Cet organisme affilié à la Direction Générale de Surveillance du territoire (DGST) s’occupe de poursuivre les crimes et délits prévus par l’article 108 du Code de procédure pénale notamment le grand banditisme, la contrebande d’armes et les enlèvements, entre autres.

Cependant, sa mission principale est la lutte antiterroriste. Il devient ainsi l’organisme spécialisé par excellence qui permet de coordonner et d’unifier les mesures sécuritaires dans ce domaine. Ce nouvel outil a, dans une période courte a pu s’imposer comme une référence internationale dans la lutte contre le phénomène terroriste. Différentes institutions et Etats n’ont pas hésité à témoigner de cette efficacité (ONU, Belgique, France Espagne…). Sur le terrain, les chiffres sont très parlants : 40 cellules terroristes ont ainsi été démantelées (21 en 2015 et 19 en 2016). Selon les mêmes chiffres officiels, une grande majorité des cellules démantelées (36) avaient des liens avec Daech. 548 suspects ont été arrêtés et déférés à la justice ( 275 en 2015 et 273 en 2016).

Le BCIJ est un véritable rempart contre les risques liés au retour des combattants djihadistes. Ainsi, durant cette période ses services ont pu arrêter 71 suspects retournés au pays après avoir combattu pour DAECh et Al Qaida dans différentes zones de conflit (Syrie, Irak, Libye…).

Ces chiffres sont un témoignage fort de l’efficacité de cette institution et de la stratégie marocaine pour l’endiguement du risque terroriste. Cette efficacité ne se limite pas géographiquement au territoire national. En effet, grâce à la contribution des services marocains notamment le BCIJ, différents services notamment européens ont pu éviter des attentats ou au pire procéder à la localisation et l’arrestation de ses auteurs.

6. Changement climatique et conflictualité

Si le changement climatique est un phénomène d’ampleur universelle, son impact reste inégal en considération de différents facteurs cosmopolites (pauvreté, mauvaise gouvernance, croissance démographique…). Ainsi, l’Afrique est considéré comme l’un des continents les plus vulnérables face aux impacts des changements climatiques et environnementaux et ce pour des raisons politiques, démographiques et économiques (même si les pays du continent ne sont responsables que de moins de 5% des émissions mondiales de gaz à effet de serre). Les changements climatiques altèrent considérablement les conditions de vie des populations (sécheresse, chômage, sous-alimentation, catastrophes naturelles, déplacement des populations, impacts sur le secteur agricole). Cet impact direct constitue un véritable facteur stimulant à la fois de l’insécurité et d’exacerbation de la conflictualité. Un gros risque d’émergence de conflits de différentes dimensions se pose avec acuité. La communauté africaine se doit d’ailleurs de réfléchir aux moyens efficaces de prévention et de limitation des impacts de ces changements climatiques.

Une prise de conscience a été clairement exprimée lors de la Conférence COP 22 organisée à Marrakech. Un sommet a été organisé à l’initiative du Roi du Maroc et consacrée aux moyens de limiter les impacts des changements climatiques dans le continent. Il est d’ailleurs urgent pour les décideurs internationaux et africains de maintenir le cap et faire de cette cause une priorité de l’action diplomatique.


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