Dimanche 17 Décembre 2017
 

A la Une

Y a-t-il encore une diplomatie des droits de l’Homme ?

Emission diffusée par France Culture le 11/04/2017 par Hervé Gardette

La lutte contre le terrorisme a-t-elle occulté la question des droits de l’Homme ?

Les rapports encourageants remis par Amnesty International ne sont pas si courants pour ne pas les signaler.

Celui publié le 11/04/2017 est consacré à l’application de la peine de mort dans le monde, et témoigne d’une nette tendance à la baisse en 2016, par rapport à l’année précédente : 37 % d’exécutions capitales en moins…sachant que faute de statistiques officielles, la Chine n’est pas prise en compte.

A qui attribuer le mérite de ce recul important de la peine de mort ? Aux ONG ? Aux pressions diplomatiques ? Aux sociétés des pays concernés ? Peut-être à la conjonction de l’ensemble de ces forces, unies vers un même objectif. L’abolition de la peine capitale figure par exemple parmi les priorités de la politique étrangère française.

Pour autant, la convocation des droits de l’Homme dans les relations internationales semble moins opérante aujourd’hui qu’hier. Avec la menace terroriste, ce qui –pour certains– relève avant tout des bons sentiments a laissé la place à une approche plus pragmatique. La sécurité d’abord, l’humanitaire ensuite. Il suffit d’écouter les candidats à la présidentielle pour s’en convaincre.


Intervenants


Bertrand Badie : Professeur de relations internationales à Sciences Po et chercheur au CERI

Rony Brauman : Directeur d’études à la fondation Médecins Sans Frontières, essayiste

Caroline Galactéros-Luchtenberg : Docteure en science politique et colonel au sein de la réserve opérationnelle des Armées

 


Sur le même sujet

Le Danemark va nommer le premier «ambassadeur du numérique» au monde

31/12/2017. Un poste créé pour négocier avec les géants du Web.

Famine en Afrique et au Yémen : « Mourir de faim aujourd’hui, c’est mourir des conséquences de la guerre »

28/03/2017. Rony Brauman, ex-président de Médecins sans frontières, analyse les origines politiques de la famine.

Face aux violations des droits de l’homme, le chef de l’ONU appelle à l’unité du Conseil de sécurité

18/04/2017. António Guterres, a souligné que le respect des droits de l’homme représente un élément crucial de la prévention qui constitue un moyen essentiel de « réduire les souffrances humaines, de créer des sociétés stables et prospères et de permettre aux populations d’atteindre leur plein potentiel ».