Mardi 11 Décembre 2018
 

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Au Vatican, leaders religieux et représentants d’ONG humanitaires lancent un cri d’alarme

« Réaffirmer la solidarité globale, restaurer l’humanité » : c’est le thème d’un colloque organisé au Vatican par l’Académie pontificale des sciences, et le groupe de haut niveau sur le financement humanitaire du Secrétariat général des Nations unies, le 22 février 2016.

Durant une demi-journée, des leaders religieux, représentants d’organisations humanitaires et grands donateurs se sont rassemblés pour évoquer les urgences humanitaires de la planète.

Après une introduction de Mgr Paul R. Gallagher, secrétaire du Saint-Siège pour les relations avec les Etats, Kristalina Georgieva, vice-présidente de la Commission européenne, et le sultan de Perak (Malaisie) Nazrin Shah, co-présidents du groupe de haut niveau de l’ONU, ont évoqué le « trou financier » actuel dans l’aide humanitaire globale. Parmi les participants au colloque figuraient notamment le cardinal Luis Antonio Tagle, président de Caritas Internationalis, le rabbin Arthur Schneider, président de l’organisation internationale « Appel à la conscience », le PDG de l’ONG Islamic Relief Worldwide Mohamed Ashmawey, ou encore Joanne Liu, présidente de Médecins sans frontières. Le colloque s’est terminé sur une allocution du premier ministre turc Ahmet Davutoglu, sur le sommet humanitaire mondial, qui aura lieu les 23 et 24 mai prochains à Istanbul.

« Il est inacceptable que, dans l’économie globale, quelqu’un doive mourir, ou vivre sans dignité parce que nous ne réussissons pas à trouver les ressources nécessaires pour aider les personnes dans le besoin », a ensuite déploré devant la presse Kristalina Georgieva. « Imaginez un pays de 125 millions d’habitants, constitué entièrement de personnes ayant besoin d’une aide humanitaire urgente, a-t-elle encore lancé aux journalistes. Ce serait alors le 11ème plus grand pays du monde ! ». Malgré de grands élans actuels de générosité, a expliqué l’économiste bulgare, « nous ne réussissons pas à couvrir les demandes en nourriture (…) médicaments, et eau potable ».

« Les plus fortunés (…) ont l’impératif moral d’aider les plus pauvres », a rappelé pour sa part Margaret S. Archer, présidente de l’Académie pontificale des sciences. L’engagement du Saint-Siège, a précisé quant à lui Mgr Marcelo Sanchez Sorondo, chancelier de l’Académie, « n’est pas seulement de collecter de l’argent, mais d’être présent dans les pays les plus fragiles pour répondre aux besoins croissants de leurs peuples ».

Agence I-Media


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