Dimanche 25 Février 2018
 

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Syrie : l’Envoyé spécial de l’ONU écourte une réunion pour dénoncer la paralysie sur le front humanitaire

A la veille de la Journée mondiale de l’aide humanitaire, l’Envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, a écourté une réunion à Genève pour dénoncer la paralysie sur le front humanitaire, aucun convoi n’ayant pu atteindre des zones assiégées depuis le début du mois.

« Aujourd’hui, nous avons eu une très courte réunion du groupe de travail humanitaire. Elle n’a pas duré plus de 8 minutes. J’ai décidé d’utiliser mon privilège en tant que président de ce groupe pour déclarer qu’il n’y avait pas de sens à une réunion humanitaire aujourd’hui, à moins que nous ayons une action sur le front humanitaire en Syrie », a dit M. de Mistura lors d’un point de presse à l’issue de cette réunion.

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« Que les choses soient claires, aujourd’hui j’ai ajourné la séance du groupe de travail humanitaire comme un symbole de profonde préoccupation, en signe de respect envers la Journée humanitaire mondiale demain et pour marquer ma profonde tristesse sur le fait qu’en raison de l’absence d’une trêve, aucune aide humanitaire n’arrive en Syrie en ce moment, sauf à Deir ez-Zor », a-t-il ajouté, en référence aux convois destinés aux zones assiégées et celles difficiles à atteindre en Syrie.

Il a précisé que le Programme alimentaire mondial (PAM) était en mesure de poursuivre ses largages aériens d’aide humanitaire sur la région de Deir ez-Zor.

L’Envoyé spécial a dénoncé la poursuite des combats. « En Syrie, ce que nous entendons et voyons, ce ne sont qu’offensives, contre-offensives, roquettes, bombes barils, mortiers, canons, napalm, chlore, snippers, frappes aériennes, kamikazes », a-t-il dit.

Staffan de Mistura a une nouvelle fois réclamé une trêve humanitaire de 48 heures, à commencer par la ville d’Alep, pour permettre aux convois humanitaires de l’ONU d’avoir accès aux gens dans le besoin. « Nous insistons là-dessus pour arriver à quelque chose de significatif pour Alep », a-t-il dit.

Dans une déclaration à la presse diffusée après ce point de presse, le bureau de l’Envoyé spécial a indiqué que M. de Mistura avait été contacté entretemps par le Ministère russe de la défense, qui s’est dit prêt à soutenir sa proposition d’une trêve de 48 heures à Alep.

« L’Envoyé spécial se félicite de la déclaration de la Fédération de Russie, et l’équipe humanitaire des Nations Unies est maintenant prête à se mobiliser pour répondre à ce défi », a dit son bureau. « Nous prévoyons de travailler collectivement sur les détails opérationnels, et d’être prêts pour une livraison dans les meilleurs délais ».

« Les Nations Unies comptent sur la Fédération de Russie pour notamment s’assurer que les forces armées syriennes respectent cette trêve, une fois qu’elle sera en vigueur », a-t-il ajouté, précisant que l’ONU comptait également sur tous ceux qui ont une influence sur l’opposition armée, en particulier les États-Unis, pour veiller à ce que celle-ci respecte aussi cette trêve humanitaire de 48 heures.

Lire l’article sur le site des Nations Unies


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